Archive | Pensées RSS feed for this section

Une araignée au plafond

5 Oct

En pénétrant dans ma salle de bain cette nuit, j’ai fait une terrible découverte. Légèrement repliée sur elle-même, effrayée par la lueur de ma bougie, une énorme araignée, fine et longue comme une faucheuse, se tenait entre moi et mes cabinets. On s’est regardé un long moment en silence, tout aussi interdite l’une que l’autre, se demandant s’il allait falloir s’entretuer ou pas. Alors que j’étudiais mes différentes possibilités de défense, m’est revenu en mémoire le discours que je tenais la veille à mon amie Meryem à propos de sa peur panique des inoffensives araignées ayant élu domicile dans la chambre.

lire la suite…

Nobody’s perfect

4 Fév


Chers tous, mes confuses pour cette attente insupportable qui doit être la votre. Travaillant actuellement 6 jours sur 7 avec des horaires avoisinant les 11heures par jour, vous comprendrez que je tienne à passer mes temps libres… à dormir. Oui, voila. En ce moment précis, ayant fini ma dure journée de labeur, je vous écris depuis le fameux Dizzel, bar lounge-techno-house-funk au decors roady, pour ceux qui n’auraient pas eu la curiosité d’aller voir le site internet. Pour que vous puissiez vous figurer un brin l’atmosphère, laissez moi vous expliquer deux ou trois trucs, si ce n’est plus.

Comme vous devez vous en douter en ayant pris connaissance de mon emploi du temps, les conditions de travail en Turquie ne sont point du tout les même qu’en France, pour ce qui est de la Suisse n’en causont pas. Les 35h ça me fait bien marrer, comme je le disais à Tonio mon papa il y a peu c’est monsieur Sarkozy qui serait drôlement surpris ici, avec ses slogans de « travailler plus pour gagner plus »…

lire la suite…

Le langage

4 Oct

Le langage…

 C’est en voyageant et en parlant d’autres langues que la sienne qu’on peut réaliser l’étrangeté de cette invention.

Tant que l’on ne parle que sa langue maternelle il est quasiment impossible de s’en rendre compte. Mais si l’on commence à parler une autre langue, que l’on débute ou que l’on parvienne à un niveau plus avancé, il est fascinant de constater que nous sommes capable de nous faire comprendre et d’échanger avec des mots qui n’ont pas de sens pour nous, qui n’ont aucune résonance dans notre cerveau. Et pourtant, pour quelqu’un, même pour un autre qui ne parle ni cette langue ni la notre, ces mots signifient quelque chose.

Intéressante réflexion lorsqu’on se met à penser que notre propre langage n’échappe pas à la règle. Tous ces mots que nous connaissons, que nous utilisons sans y réfléchir depuis notre plus tendre enfance, ces mots n’ont pas plus de sens que les autres. Ce ne sont que des sons que nous prononçons et qui évoquent en nous des images ou des émotions. Comment sont-ils arrivés dans nos bouches, pourquoi tant de mots différents pour désigner les même choses et qui dressent entre les hommes des barrières parfois infranchissables?

 Qu’est ce que le langage?

Pensées malaise

25 Sep

Je ne sais pas pourquoi cette sensation de légère angoisse qui me prend lorsque je tente d’envisager la route, l’impression tenace de partir seule, de ne pas savoir où je vais. Je ne suis pas à l’aise, tout parrait tellement flou, décousu, nous à chercher le fil au fur et à mesure.

J’ai peur parfois de m’engager dans une aventure trop grande pour moi.

Nous avons tout juste atteind la frontière allemande, même pas enore franchie, et nous avons déjà peur de tout, de nous, des autres, de la route, surtout des autres.

Je sens en moi quand on s’avance quelque chose qui se tend et se déchire un peu, envie de pleurer comme une enfant.

 Et si les voyages étaient une façon d’échapper à l’autorité?

 Pourquoi l’idée d’une évasion sortant un peu des marges effraie les anciens, excite les plus jeunes ou les esprits un peu plus aventuriers.

Et si les hautes instances cherchaient progressivement à nous dissuader de partir, d’aller voir ce qu’il se passe ailleurs, d’ouvrir nos yeux, nos idées, au contact d’autre chose…

…faisant pour cela passer des informations truquées, des à prioris douteux qui s’immicent dans nos têtes au moyen des médias, des films, des documentaires, des livres et des magazines, filtrant soigneusement tout propos qui viendrait mettre en porte à faux leur mascarade.

 En lisant Krishnamurti, je réalise à quel point le voyage que j’essaye d’entreprendre et l’idée de me « libérer du connu » sont étroitement liés, à quel point la lecture de l’un fait tomber les blocages de l’autre, et surtout à quel point cela vient confirmer d’une certaine façon ce que je posais en questionnement plus haut.

« En chacun de nous est une tendance à s’accommoder des choses, à s’y habituer, à blâmer les circonstances. « Ah! Si les choses étaient autres, je serais différent » disons-nous: Ou bien :  « Donnez moi une occasion favorable et je me réaliserais ». Ou :  « L’injustice de tout cela m’écrase. ». Nous ne cessons d’accuser les autres, notre milieu, la situation économique, d’être la cause de tous nos désordres. »

Se libérer du connu, Krishnamurti