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En route pour la Turquie

23 Nov

A Athènes, nous nous étions mis en tête de trouver un bateau pour traverser le bras de mer qui nous séparait de la Turquie. Nous avons donc passé une journée sur les ports, d’abord celui des ferries puis celui des yachts, oui madame, à la recherche de quelqu’un qui accepterait de nous aider. Peine perdue, la saison était passée et tous ces beaux bateaux subissaient leur grand nettoyage d’automne pour passer l’hiver au port. Epuisés par notre quête, nous avons fait une petite sieste sur le port, bercés par le grincement des cordages, avant de repartir chercher un endroit où passer la nuit.

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Journée nationale à Athènes

17 Nov

 A 16h, nous quittons l’appartement de Denise avec le reste du groupe pour rejoindre la manifestation.

 La veille, nous étions allés faire un tour pour observer l’effervescence des préparatifs au sein de l’université qui fut le théâtre du drame qui fit tout basculer 40 ans plus tôt. De 1967 à 1974, la Grèce subissait le joug d’un régime explicitement appelé La Dictature des colonels. Principalement mené par le colonel Papadhopoulos, le régime assurait sa stabilité en passant essentiellement par la censure, les arrestations arbitraires, les persecutions en bref l’élimination de toute forme d’opposition et de protestations. Le 17 novembre 1973, après plusieurs événements ayant déjà ébranlés la dictature, des bloqueurs étudiants protestants contre les abus du gouvernement en place se font massacrer par les chars entrés de force dans le bâtiment. Le drame fut suffisamment grave pour que la population se soulève massivement, entrainant quelques jours plus tard la chute du régime. Bien sûr l’occupation de l’université n’est pas la seule cause de cette chute mais ce jour depuis est célébré comme une journée nationale, qui sert autant de commémoration que de défouloir pour un peuple qui semble vivre sous pression.

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Thessaloniki

13 Nov

Notre trajet pour la Grèce a été ultra facile. Partis à 9h de Skopje, nous sommes arrivés à 14h à Thessaloniki. Retour en Europe, à l’euro, de 20 euros le festin de rois à 4 euros le jus d’orange, on a envie de repartir en courant. Mais quand même l’arrivée au bord de la mer nous a fait un bien fou et nous avons savouré notre jus sous le soleil et les embruns de la Méditerranée.

Nous avons dû attendre notre hôte un long moment du coup, n’y tenant plus, nous avons craqué sur deux crêpes sacrement bien roulées et débordantes de Nutella. Les grecs ne sont vraiment pas radins sur les quantités c’est le moins que l’on puisse dire.

On se plaignait des prix mais la vie en Grèce est en tout cas plutôt agréable. Nous avons suivi Vangelis dans la nuit de Thessaloniki, passé un bon moment dans un bar associatif plein de musiciens et de la bonne humeur que leur art entraîne, à boire des bières vraiment pas chères, pour le coup.

Nous n’avons pas fait grand-chose dans cette ville. Grâce aux parents de Vangelis, qui sont cultivateurs et qui envoient régulièrement des produits frais à leurs enfants, nous avons très bien mangé, copieusement, et je me suis pour ma part gavée de grenades bien juteuses. Nous avons également profité de ces quelques jours pour nous reposer, la traversée de la Serbie et de la République de Macédoine n’ayant pas été de tout repos.

P.S. : Ne faites jamais l’erreur de dire que vous êtes allé en Macédoine devant un grec habitant en Macédoine, qui est aussi je le rappelle une région grecque. Cette histoire de nom cause quelques problèmes aux habitants de la République de Macédoine, la Grèce ayant posée en condition pour l’entrée dans l’UE de ce pays qu’ils changent d’appellation, bande de gros copieurs. Pour le moment, aucun des deux partis ne semblent avoir reculé sur sa position.

Skopje

10 Nov

Je ne me souviens pas bien de la route pour Skopje mais je crois me souvenir que rejoindre la capitale macédonienne n’a pas été facile.

Arrivés là bas, nous nous sommes quelque peu remis de nos émotions en dévorant un bon gros börek, puis en noyant notre fatigue dans la mousse d’une Murphy’s, assis à la terrasse d’un pub irlandais.

Notre hôte, Olivier, nous y a retrouvé et a fini de nous achever sous un flot de paroles qui ont bien faillis me faire tomber sous la table ! Pas que sa description de la ville n’était pas passionnante, mais vous savez ce qu’un jeune architecte passionné buvant un café alors qu’il est déjà plein d’énergie peut produire lorsqu’il est lancé… Je vous jure qu’il me fallait lutter pour que mes paupières ne scellent pas de pacte avec Morphée.

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Nis

8 Nov

Nous ne le dirons jamais assez pour en agacer certains suffisamment, mais nous avons vraiment le cul bordé de nouilles. Pour aller de Belgrade à Nis nous n’avons même pas eu besoin de faire de stop : Bojan, notre hôte suivant, était en ville pour un entretien d’embauche et nous a embarqués pour le chemin du retour…

…si.

Avec Bojan, le séjour fut sportif, entrecoupé cependant de quelques cuites et de découvertes culinaires intéressantes.

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Belgrade

4 Nov

 Szeged, et cela avait motivé notre choix, se situait à quelques kilomètres de la frontière serbe.

Nous avons vécu ce jour là notre premier passage hors de la zone européenne… Accueillis tour à tour par deux douaniers peu commodes et une espèce de pouffiasse déguisée en douanière, cette traversée nous donnait l’impression d’être deux malfrats très louches, alors que plus haut sur un balcon deux tourtereaux en uniformes se tordaient de rire sans prêter la moindre attention à ce qui pouvait se passer sous leurs pieds. Chassés par deux autres douaniers (on ne rigole pas aux frontières) nous avons dû marcher un ou deux kilomètres pour atteindre une station service, l’oasis des auto-stoppeurs.

Une fois de plus la chance nous a sourit lorsque nous avons été pris par Adam, un camionneur turc.

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Szeged

2 Nov

Juste avant nous, Balazs avait reçu chez lui un allemand qui faisait aussi de l’auto stop pour se déplacer. Il nous a raconte que ce pauvre garçon avait eu une malheureuse expérience en tentant de sortir de la ville, ayant attendu quatre heures avant de se décider a prendre un bus…

 Nous nous sommes dis que nous serions forcement plus chanceux, et notre infaillible optimisme nous a donc pousse a nous poster au même endroit que l’allemand. Nous n’avons pas été beaucoup plus chanceux, mais peut être un peu plus audacieux, ce qui ne nous a pas forcement réussi quand même… quoi que.

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Budapest

29 Oct

 Notre arrivée à Budapest a malheureusement été ternie par un double problème : ma carte visa et celle de Vincent ont cessé de fonctionner en même temps. Impossible pour lui ou pour moi de tirer de l’argent ce qui vous l’avouerez est plutôt gênant. La panique ne nous a pas emportée car nous sommes deux aventuriers aguerris mais il nous fallait trouver une solution et vite à ce délicat soucis…

 Quelques heures plus tard, nous retrouvions Balazs, notre hôte.

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Vienne

27 Oct

Après notre nuit à l’hôtel sans nom, nous sommes reparti à la recherche de notre habituelle station essence.

Le dernier tramway nous a posé au départ d’une route très fréquentée qu’il nous a fallut longer avant d’apercevoir un grillage dans lequel il y avait un trou au travers duquel nous devions passer pour atteindre la dite station…  Hitchwiki c’est très précis.

Arrivé là, nous avons poireauté quatre heures avant qu’un type daigne nous faire monter dans sa voiture et encore, il a fallu négocier parce qu’au début il voulait qu’on le paye, y’en a qui ne perdent pas le nord. Au moins il allait jusqu’à Vienne.

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Prague

24 Oct

Notre départ de Brno fut périlleux. Après avoir tourne trente minutes dans une station de bus, monte et descendu des tas de marches et attendu le mauvais bus, nous avons fini par arriver sur une petite route sans le moindre espace pour qu’une voiture puisse s’arrêter, au lieu de l’autoroute que nous espérions…

 Ce que je n’ai pas encore mentionne, c’est que nous utilisons depuis peu un site appelé Hitchwiki sur lequel d’autres auto-stoppeurs partagent leurs expériences, offrant ainsi de nombreuses informations sur ou aller se poster dans telle ville pour se rendre a telle autre.

 Nous étions donc a la recherche de la station service mentionnée par le site, croisant au passage un chat et ses boyaux sanguinolents. Mais la seule station service visible sur cette route minuscule était non seulement peu fréquentée, mais en plus postée de l’autre cote de la route. Moyennement pratique quand il s’agit de faire du stop…

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