Cappadocia

Pour le plaisir de tous et de toutes, j’ai enfin terminé mon article sur la Cappadoce. Il y a un peu plus de deux semaines ma petite maman « d’amour chérie que j’aime » (ça c’est pour la forme mais je n’en pense pas moins) est venue nous voir en Turquie, eh oui, avec son amoureux monsieur Tanguy, le plus fort de tout l’univers et le plus beau à l’ouest du Pecos (ça aussi c’est pour la forme et ce n’est pas moi qui le dit).

Pendant les deux semaines de leur séjour nous avons eu le temps de faire de petites visites, de la moitié des mosquées d’Istanbul à la fourmilière des bazars en passant bien evidemment par d’autres attractions, deux ou trois terrasses et la cuisine de Fatma teyze. J’ai fait découvrir Istanbul à ma maman comme il se devait.

Le clou du voyage restera cependant notre périple en Cappadoce. Bien que le voyage aller et retour ait été particulièrement éprouvant, nous avons tous profité avec ravissement de cette région magique.

Après 12heures de voyage en bus, qui ressemblait plutôt à une lente cuisson à petit feu, nous avons entrouvert nos yeux brulants sur le petit matin se levant en caressant de ses couleurs les formes improbables des reliefs des cheminées de fées.
J’aurais à ce propos choisi un tout autre nom à cette vallée si on m’en avait donné l’opportunité car, n’ayant jamais eu l’occasion de voir une maison de fée je sais néanmoins reconnaitre une maison de Barbapapa quand j’en ai une sous les yeux. La vallée de Cappadoce est une vallée peuplée de Barbapapas. Ceux-ci, s’ils n’ont pas desertés depuis longtemps la région, se cachent admirablement bien, ce qui est finalement le propre du Barbapapa, roi du camoufflage rarement égalé. Mais je m’égare…

Nous arrivons donc dans le petit village de Göreme, savant mélange de maisons troglodytes et de charmantes petites maisons de pierres qui servent pour la plupart à abriter les touristes qui affluent par milliers. C’est bien simple : sur une centaine de batîments, il doit y avoir pas loin d’une vingtaine d’hôtels, une dizaine de restaurants, et autant d’agences touristiques ou d’échopes de souvenirs.
Nous avions visiblement bien choisi notre moment car le village ne débordait pas de monde ni d’agitation.

Le premier jour a eu du mal à partir étant donné notre état de fatigue important. Après un faux départ qui aura quand même permis à Armelle et Tanguy de rencontrer Mehmet, guide et masseur, nous nous sommes retrouvés à crapahuter dans l’immense terrain de jeu que forment les reliefs et les habitations troglodytes usées par le temps. Beaucoup s’accordent à dire qu’en deux jours les touristes font le tour des choses intéressantes, je suis pour ma part de l’avis de ceux qui pensent qu’une semaine est déjà plus raisonnable. Il y a tant à voir qu’il est bien difficile de faire son choix quand on a que deux jours comme ce fut le cas pour nous malheureusement.
Après une demi heure passée à découvrir une vaste étendue de roches et de grottes, j’ai décidé de laisser le reste du groupe qui partait en randonnée pour poursuivre mon exploration. Je retrouvais plus ou moins le gout de l’aventure tel que je l’avais découvert sur la South Coast Track en Tasmanie, bien qu’entourée de civilisation. Le silence et le sentiment de douce solitude que j’ai trouvé dans ma marche me rappelait d’anciens souvenirs, et l’appel à la prière au milieu d’un haut plateau surplombant cette vallée était tout simplement magique. Magnifique…

Epuisés par nos marches respectives, nous avons sans trop nous faire prier accepté l’invitation de Mehmet à profiter d’un bain turc à 50°, il fallait au moins ça pour nous réchauffer tant la température extérieure vous glaçait le sang. Les termes où il nous a emmené, dont un ami à lui est propriétaire et le laisse entrer librement, sont en fait placé sur une source d’eau chaude naturelle, rien de tel pour se refaire une petite santé et pour attirer en masse des milliers de touristes par an. Nous aurons eu l’honneur suprême de pouvoir profiter des lieux en VIP et pour une somme modique à l’entrée, et de patauger tranquillement dans la piscine où il doit être bien difficile de se faire une petite place en temps normal.
Ravigotés, nous sommes repartis deux heures plus tard, tout fumant, et nous avons terminés cette journée pleine de surprises par un petit fricthi champagne/foie gras sur la terrasse de notre hôtel, seuls, de nouveaux. Pura vida, si je me souviens bien…

Le lendemain, il fut décidé que chacun irait de son côté. Armelle et Tanguy avaient rendez vous plus tard dans la journée avec Mehmet pour alle visiter une église cachée au public (voilà une relation comme il en faudrait plus souvent), Vincent et moi voulions retourner sur un chemin que nous avions abordé la veille sans pouvoir aller trop loin. Nous sommes donc sortis des sentiers battus, marchant au hasard de nos envies mais en visant toujours le village d’Içhisar, situé en face de Göreme, de l’autre côté d’un canyon. Arrivés là bas, nous avons rapidement été abordés par un vieux turc édenté qui a décidé de lui-même qu’il serait notre guide. Il nous a fait visiter le village et ses très nombreuses habitations troglodytes, nous faisant découvrir quelques trésors cachés, la vallée regorgeant d’anciennes églises creusées dans la roche par les catholiques qui, à l’époque, tentaient d’échapper aux persécutions romaines. Les Barbapapas de l’époque, c’étaient eux! Ils creusaient leurs maisons et leurs églises à même la roche qui leur offrait le meilleur des camoufflages. Certains sont même allés jusqu’à construire d’immense cité souterraines, que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter.

Après avoir remercié notre sympathique guide nous sommes repartis par un chemin plus conventionnel qui nous a permis d’admirer quelques formations depuis en dessous, décidement les Barbapapas cachent bien leur jeu! Bande de p’tits coquins.

Nous nous sommes tous retrouvés autour d’une table pour déguster, entre autres choses délicieuses, un de ces fameux kebap potery. Puis nous nous sommes rapatriés à la station de bus, toute bonne chose a une fin, parfois longue et douloureuse, il fallait bien passer par là pour rejoindre Istanbul qui nous paraissaît soudain beaucoup moins exotique…

aller à Bursa

re-fêter mon anniversaire

vue d’ensemble sur la Turquie

3 Réponses to “Cappadocia”

  1. Mi janvier 10, 2011 à 11:29 #

    Ah on ne le dira jamais assez!…Le Barbapapa est effectivement un sacré gredin!…je veux dire, a un sacré gourdin!

  2. El ombre mas guapo del oueste del Pecos janvier 10, 2011 à 8:20 #

    Par ma barbe-happe-appât… que cette présentation donne envie d’y retourner! J’espère tout autant de s’y rendre, pour les vous-ceuss qui jamais n’y allâtes. Mehmet vous fera visiter une église classée patrimoine mondial UNESCO avec fresques 9th – 10th Century AD… et plus si affinités. Assurez-vous d’avoir du beau temps… c’est mieux pour les photos😉

  3. Garence mars 3, 2011 à 5:15 #

    Il y a des réalisations humaines qui font douteusement penser à celles de la faune! Termitières et autres ruches, c’est agaçant d’observer ceci par le biais d’une photo pixelisée sans pouvoir plonger dans les cavités, assomer deux ou trois touristes et s’isoler 14 automnes et 15 étés!
    Ou alors imaginer un appeau géant où chaque entrée donne une note quand le vent s’y engouffre.
    L’architecture a donc été imaginée en fonction d’un contexe de fuite, imposant besoins, nécessités, protection par la discrétion…
    et hop, voilà de superbes réalisations issues de la répression… c’est déroutant.
    Saviez vous qu’un oiseau dont j’ai oublié le nom retourne méticuleusement les feuilles sous sa branche afin de se préparer un tapis coloré avant de chanter?
    Il adapte sa scène en fonction de la flore, ce qui donne lieu a un décor toujour différent.
    Enfin. Bonne continuation!

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