Bodrum

Après Izmir, nous sommes repartis en direction de Bodrum dont tout le monde nous avait dit beaucoup de bien « Bodrum? Ooh, çok güzel! (= Bodrum? Aah, oui! Ça vaut vraiment le détour.) » Nous pensions l’atteindre en une journée mais nous avons été pris en route par un camionneur qui, comme ils le font tous, s’est arrêté sur la route pour nous offrir un çay, puis un gözleme (… comment vous dire… ça se mange, c’est bon, c’est fourré à ce que vous voulez, essentiellement fromage), et puis on s’est mis à regarder la suite des aventures de Fatma Gül qui s’est fait violer par 5 types dans une série TV, puis celle d’un vieil ivrogne qui obtient tout ce qu’il veut en sortant des billets de 100 à l’infini de sa poche et repart en titubant. Quand nous avons finalement repris la route il faisait nuit et le type nous à proposé de rester dormir dans son camion et de reprendre la route le lendemain. Nous avons donc regardé un film avec Schwartzy, Mickey Rourque, Stalone et leurs copains, doublés en turc, tout en sirotant un petit whisky, avant de nous mettre au lit. A deux sur une couchette qui ne devait pas faire plus de 50cm de largeur, on a super bien dormis… Heureusement qu’on a inventé le whisky.
Bref.

Nous avons repris la route au petit matin et avons été pris en stop tout de suite par un turc aux yeux bleus clairs qui allait aussi à Bodrum. Après un passage au marché pour nous acheter quelques fruits (on mange sain, en tout cas on fait genre) nous avons filé directement à la plage. En pénétrant plus loin dans la ville nous nous sommes vite rendu compte que nous étions arrivés au St Tropez turc. C’est blanc, c’est branché, c’est propre, il y a des palmiers, ça sent la crème solaire partout et les rues dégueulent des touristes tous plus bronzés et fardés les uns que les autres. Je vous dit pas l’effet quand on est arrivés sur la plage, tout crados, avec nos gros sacs et nos grosses chaussures, suant sous la chaleur et l’effort, et que nous avons ouvert nos packtages à la recherche de nos maillots de bain. D’ailleurs pour ma part je n’en avais pas, je me suis baigné en tee-shirt. Bon par contre, St Tropez ça a ses avantages. Si on ferme les yeux sur la plage de mégots et de coquilles de graines de tournesol que les turcs répandent généreusement partout, l’eau était superbe. Turquoise, transparente, sable blanc (dans l’eau y’a moins de mégots), un vrai régal. Comme il était encore tôt il n’y avait pas foule, juste quelques baigneurs dont une dame qui avait l’air de découvrir la mer et pataugeait timidement dans l’eau avec un sourire béat. Nous avons siesté là et sommes repartis à 12h avec nos premiers coups de soleil qui venaient compléter le style bras-rougis-après-le-stop-en-plein-soleil. La classe.

En nous baladant nous sommes tombés sur une ruelle violette et, au bout de cette ruelle, un petit restaurant qui se trouvait être « the place to be » pour nous. Je m’explique. Le patron, un quinquagénaire à la cool, nous a accueillit comme des amis. Comme il faisait payer à la tête du client et que les nôtres lui revenaient particulièrement bien, nous avons eu droit aux meilleurs prix, il nous a offert de laisser nos sacs pendant la journée et nous a dit qu’il pouvait nous trouver un logement pour la nuit. Nous sommes donc partis visiter le château de la ville, vestige et mélange des différentes occupations française, italienne, anglaise, allemande et ottomane, véritable labyrinthe où il nous a fallut plus de temps pour trouver la sortie que pour le visiter…

En revenant au restaurant de Kemal, une bonne nouvelle nous attendait. Un ami à lui, jeune allemand de 18ans qui tentait de se racheter une conduite en Turquie, possédait une villa (offerte par papa) et nous invitait à venir y passer deux jours. Nous avons fini la soirée ensemble, à boire des bières et à fumer des pétards dans la fraicheur de la petite cour du restaurant, avant de prendre le bus pour nous rendre dans notre demeure de luxe. Nous avons eu droit à une chambre avec un lit immense, des coussins merveilleusement moelleux, un jacuzzi dans la salle de bain et même un « cadeau » de bienvenue consistant en un gel douche et une crème pour le corps à l’orange, comme à l’hôtel mais en mieux… et gratuit!

Pendant deux jours nous avons vaguement profité de la ville qui n’offrait pas beaucoup d’opportunités en matière de choses abordables, le restaurant de Kemal étant apparemment le seul où l’on pouvait se remplir la panse pour moins de 20TL et encore, pour 20TL dans n’importe quel établissement aux alentours vous ne vous en sortiez qu’avec une soupe et une salade… On a quand même fini par craquer pour un petit repas en amoureux sur la plage, nous aurions peut être dû nous abstenir, quand je repense à la semelle qu’on m’a servi… Dans le genre ville attrape touristes on ne fait pas mieux.

Pour notre dernier soir, notre bienfaiteur ne pouvait plus nous héberger car il accueillait deux touristes qui avaient acceptés de le payer grassement pour profiter de sa villa pendant deux semaines. Heureusement, Kemal nous a proposé de venir dormir sur les canapés de son jardin restaurant. Je me félicitais intérieurement d’avoir prévu dans mon kit de survie une bouteille de citronnelle et une de géranium, ce qui m’a permis de tenir à distance le nuage de moustiques qui s’est finalement rabattu sur le pauvre allemand qui attendait au même endroit que nous l’arrivée de ses touristes qui ne sont jamais venus…

J’aurais sincèrement aimé vous faire partager quelques clichés de cette jolie petite ville aux maisons blanches recouvertes de lauriers et de bougainvilliers en fleurs. Bodrum est un véritable feu d’artifice blanc, vert et rose, avec la mer d’azur en arrière plan je vous assure qu’on en aurait parfois oublié les prix exorbitants et les marées de touristes. Malheureusement, il nous est arrivé comme une sorte de blague, sur la route quelques jours avant, alors que nous disions au revoir à un sympathique monsieur qui nous avait pris en stop et que nous réalisions, trop tard, que l’appareil photo était resté dans la voiture… Mais à quelque chose malheur est bon, cette expérience m’aura au moins appris de ne jamais confier mes affaires à quelqu’un d’autre. Et puis ce Canon était encombrant, je n’aurais désormais plus à le porter, adieu le stress du vol ou de l’oubli…

BORDEL DE MERDE!!!!

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Une Réponse to “Bodrum”

  1. tata mimi septembre 12, 2011 à 6:27 #

    ah ben oui mais comment qu’on fait maintenant pour voir… bon, grâce à google, j’ai vu que bodrum valait en effet le détour. Plein de bises ma chérie, et mollo sur le whisky !

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