Szeged

Juste avant nous, Balazs avait reçu chez lui un allemand qui faisait aussi de l’auto stop pour se déplacer. Il nous a raconte que ce pauvre garçon avait eu une malheureuse expérience en tentant de sortir de la ville, ayant attendu quatre heures avant de se décider a prendre un bus…

Nous nous sommes dis que nous serions forcement plus chanceux, et notre infaillible optimisme nous a donc pousse a nous poster au même endroit que l’allemand. Nous n’avons pas été beaucoup plus chanceux, mais peut être un peu plus audacieux, ce qui ne nous a pas forcement réussi quand même… quoi que. Après avoir attendu un truc comme deux ou trois heures, un type a fini par s’arrêter a notre hauteur, nous proposant de nous pousser un peu plus loin. Désespérés, nous nous sommes jeté sur les sièges de sa confortable voiture, qui nous a en fait conduit dix kilomètres plus loin, sur un zébra d’autoroute. Vous vous en doutez sûrement, c’est loin d’être l’endroit le plus agréable, ni le plus pratique pour stopper. Nous avons du marcher le long de la barrière de sécurité, traverser des bouts de routes, et toute concentrée que j’étais a regarder ou je mettais les pieds je me suis même mangé un panneau en pleine tronche, heureusement que j’avais mon chapeau… Nous avons atterris sur un autre zébra, plus grand, qui précédait une superbe bande d’arrêt d’urgence assez large pour accueillir un camion. Il faut avouer que nous ne faisions pas trop les malins. Nous étions a des kilomètres de la moindre habitation, au milieu d’une autoroute, l’heure tournait rapidement et personne n’avait l’air de vouloir d’arrêter. Notre fameux optimisme en avait pris un coup dans l’aile. Mais quand on y croit… j’implorais silencieusement les conducteurs d’avoir pitié de nous quand une camionnette s’est garée derrière nous. A l’intérieur, un sympathique jeune homme s’est présenté et nous a dit qu’il allait jusqu’à Szeged. C’est beau. Nous avions notre lift, en plus on était tombé sur la crème des conducteurs : il bossait pour une boite d’informatique et nous a propose d’utiliser internet quand nous serions arrive ; a destination il nous a offert le café et un petit chocolat chaud pour moi et, cerise sur le cake, il nous a même conduit devant l’immeuble de la demoiselle qui devait nous héberger.

Nous étions au comble de la joie, soulages de l’idée que nous devrions passer la nuit sur un carre d’herbe entre deux bandes d’autoroute, et nous plaisantions allègrement en attendant que Tiina, notre hôte, rentre de sa virée en ville. Quelques minutes plus tard, notre conducteur repassait sur son petit vélo pour s’enquérir de l’issue de notre aventure… En voila un qui aurait mérité sa médaille.

Tiina est arrive quelques minutes après. Jeune demoiselle de vingt et un ans, enjouée mais pas trop, qui exprimait sa joie, son approbation ou son excitation par le même « wouhou » dépourvu du moindre entrain. D’origine estonienne, elle séjournait en Hongrie depuis quelques mois dans le cadre d’un projet Erasmus. Même si nous n’avons pas fait grand chose, Tiina était une fille tres gentille. Nous lui avons cuisine des crêpes ce qui, au nombre de « wouhou » que j’ai pu répertorier, semblait être le comble de la joie pour elle, nous avons fait une dégustation de céréales et elle nous a emmener visiter un musée dans une ville voisine, Hodmezovasarhelyi.

La ballade en train était tres sympa, notre engin était un truc datant au moins de la dernière guerre, charmant et bruyant, et j’ai bien aime le style hongrois qui consiste a rejoindre son quai en traversant les voies. Point de souterrain ou autre passage sans intérêt qui consiste plus en une perte d’argent qu’en quelque chose de vraiment essentiel, ces gens la savent vivre (dangereusement). Bon, on pourrait peut être expliquer cette petite différence avec les gares de l’ouest par la vitesse de ces trains préhistoriques. Je serais étonnée que quelqu’un, même une pauvre grand mère usée jusqu’à l’os privée de ses béquilles et qui se serait fait attraper le bas du jupon par un vicieux chardon, se soit un jour fait renverser par un train. Bref, passons.

Le musée en question était un musée d’art, moderne et classique, situe au coeur de la ville, ce qui nous a permis de découvrir ce qui semblait être un village vieux de trente ans ayant cesser toute évolution technologique depuis. Ça surprend, surtout quand on croise sur son chemin ceci, je vous laisse découvrir en images…

Celui que nous avons visite était bien moins moderne et regroupait un éventail d’oeuvres d’art dont la plupart ne m’ont personnellement pas vraiment intéressé. A l’étage se trouvait une exposition d’un fameux artiste hongrois dont je ne me rappelle malheureusement pas du nom, mais je peux vous dire qu’a l’époque ils ne devaient pas rigoler souvent vu la noirceur générale des oeuvres.

A part ça, Szeged a été pour nous une halte reposante, la ville elle même ne renfermant pas grand chose de suffisamment intéressant pour nous pousser a sortir la visiter plus d’une fois.

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