Cracovie


Cracovie est une ville assez jolie et plutôt chaleureuse, si on peut dire les choses ainsi parce que la température a sévèrement chutée… Rien à voir avec Varsovie, la vieille ville est fort bien conservée et la plupart des bâtiments ont un certain cachet. Ce qui est marrant dans ces villes polonaises, c’est le contraste entre le faste de certaines choses et la ruine totale de certaines autres. Il n’est pas rare de trouver des monstres grands magasins où il faut au moins 20min pour le traverser, des parcs superbement entretenus, des belles rues, etc, et à côté de ça on voit circuler des bus et des trams tout pourris, qu’il faut parfois attraper au beau milieu de la route et de la circulation, engins préhistoriques dont le réseau électrique laisse vraiment à désirer.

Malgré notre arrivée en catastrophe, sans couchsurfer sûr et certain pour changer, nous avons été royalement reçu par Agnieszka (Aga de son petit nom) et ses amis. Le premier soir nous avons eu droit à une visite guidée de la ville par un indien fraîchement débarqué en Pologne et une petite polonaise toute blonde (Monica). Le deuxième jour c’est elle qui nous a accompagné, allant d’une église à un parc en passant par son université et le château de Cracovie avec son fameux dragon cracheur de feu. Nous avons pu voir l’intérieur d’une église très moche, pleine de fioritures dorées et de sculptures en tout genre, et surtout pleine à craquer de touristes, j’ai nommé la fameuse Bazylika Mariacka (il faut payer pour entrer et pour prendre des photos c’est chouette). Nous avons aussi eu droit à un repas polonais ressemblant étrangement à celui de Fillip : des raviolis bouillies salées, avec dedans une sorte de cottage cheese, qui se mangent accompagnées de petits oignons au beurre, ou autre chose selon vos envies. On ne décernera pas la médaille de la meilleure cuisine aux polonais.

Le soir, il y avait une grande réunion CouchSurfing dans un pub de Krakòw, organisée par un des ambassadeurs CouchSurfing de la ville, proposant à tous les CouchSurfers, hôtes ou invités, de se retrouver pour papoter tous ensemble. Il y avait pas mal de monde d’un peu partout et de tout genre, les discussions fusaient dans tous les sens et la bière rendait tout tellement chouette! nous n’avons pas vu la soirée passer. Un truc étrange à cette soirée fût ma rencontre avec M. Muscle, un hollandais d’une vingtaine d’années, muscles rebondis et petit marcel pour les mettre en valeur, qui vit à Cracovie depuis quatre ans. Quand je lui ai demandé s’il parlait polonais, du coup, il m’a répondu comme si je venais de lui demander un truc complètement absurde qu’il n’avait pas besoin puisqu’il pouvait parler anglais. C’est bien plus facile et puis c’est tellement cool!… Il me disait ça tout fier de lui cet imbécile, j’ai rapidement coupé court à la conversation.

Aujourd’hui nous devions, sur les conseils d’Aga, aller visiter un parc national pas loin de la ville. Levés à 8h, mon premier reflexe de survie à été de vouloir trouver de l’eau. Ces tarés de polonais ne peuvent pas boire l’eau du robinet autrement que bouillie et trouver une bouteille d’eau dans leurs appartements revient à trouver une cigarette aux lèvres de Lucky Luck maintenant qu’il ne fume plus. J’ai cru mourir de soif ce matin, heureusement Aga gardait une minuscule bouteille dans un placard pour son cours de danse irlandaise. Après ma résuréction et un bref déjeuner, nous sommes partis à la gare, pour tenter de mettre la main sur le bus que nous devions prendre. Ce qu’il y a de fou en Pologne c’est que dans les gares personnes ne parle un mot d’anglais, en plus tout est très mal indiqué, ce fut donc un peu la croix et la banière. arpès avoir traversé la gare en long, en large et en travers nous avons trouvé notre bus aux alentours de 11h. En montant nous avons montré au chauffeur notre petit papier qui lui demandait de nous laisser à un arrêt précis. Je ne sais pas si le type a mal compris ou s’il nous a simplement oublié mais nous nous sommes retrouvé au terminus obligé de lui demander de nous conduire à nouveau dans l’autre sens. Il nous a finalement largué au milieu de nulle part en nouos indiquant une direction à gauche.

Au début nous avons cru que le chauffeur c’était trompé. Vingt minutes de crapahute et pas l’ombre d’un panneau indiquant de près ou de loin la présence d’un parc national dans le coin. Nous l’avons quand même trouvé et nous avons pu nous promener un peu dans une somptueuse forêt, pleine de couleurs d’automne (et de quelques touristes).

En Pologne, il y a trois choses à savoir si on ne veut pas avoir l’air trop surpris :

Premièrement, le temps peut changer très rapidement. En 5min on peut passer d’une énorme purée à un magnifique ciel bleu, ou parcourir 10km et assister au même changement radical. Nous avons eu la chance deux jours de suite de profiter de ce phénomène météo.

Deuxièmement, il est très fréquent de voir partout et à toute heure se balader des jeunes mariés qui accomplissent un rituel shooting pour leur album de mariage. Cela donne l’occasion d’assister à quelques scènes cocasses genre une mariée plaquant son homme les bras en croix contre les ruines d’un ancien chateau décomposé, au beau milieu d’une forêt.

Troisièmement, la vie n’est vraiment pas chère mais tout, absolument tout est payant. Les prix restent totalement abordables, certe, mais pour le principe je trouve ça un peu moyen de faire payer l’entrer pour voir trois pauvres ruines qui se courrent après sur une colline.

Enfin bref, disons que nous avons fait une ballade sympa, on a pris le grand air, mais il n’y avait rien de follement passionant.

Sur la route du retour nous avons pu voir quelqu’un labourer son champ avec des chevaux! Ca se fait encore, si si.

J’abrège : ce soir nous passons notre dernière nuit à Krakòw, chez une amie d’Aga, et nous repartons demain matin très tôt pour Prague, en passant par Brno où nous resterons 2 ou 3 nuits.

2 Réponses to “Cracovie”

  1. lemaine septembre 1, 2016 à 3:21 #

    Analyse simpliste et assez médiocre,c’est vrai cette ville se mérite.Salutations

    • Clown septembre 5, 2016 à 9:49 #

      Ben alors Lemaine, on s’est senti visé ? Ce n’est pas une analyse, c’est un point de vue. A quel moment, sur ce blog, avez vous rencontré une volonté affichée de se positionner comme journalistique ? Concernant votre commentaire, j’ai presque envie de vous retourner le compliment. Bonne continuation

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :