Budapest

Notre arrivée à Budapest a malheureusement été ternie par un double problème : ma carte visa et celle de Vincent ont cessé de fonctionner en même temps. Impossible pour lui ou pour moi de tirer de l’argent ce qui vous l’avouerez est plutôt gênant. La panique ne nous a pas emportée car nous sommes deux aventuriers aguerris mais il nous fallait trouver une solution et vite à ce délicat soucis…

Quelques heures plus tard, nous retrouvions Balazs, notre hôte. Il travaille comme journaliste sur une chaîne de TV publique malgré quelques petits ennuis occasionnés par ses envies de dire la vérité, ce qui ne fait plus partie du travail de tout bon journaliste qui se respecte c’est pourtant évident. Balazs est aussi humaniste et travaille avec sa femme Julieta comme volontaires pour aider les réfugiés. Ce charmant petit couple de quarantenaires habite un peu à l’écart du centre ville dans une ancienne maison de nantis reconvertie en appartements bourgeois. Ils y ont un superbe quatre pièces à la décoration simple mais de bon goût, chaleureuse et verdoyante. Nous avons passé avec eux trois jours de vie saine, levés tôt et nourris bio, salade à tous les repas. Nous avons tenté de les épater avec une quiche Loraine, Vincent ayant du faire lui même la pâte (ils ne cuisinent visiblement jamais de quiche ces européens de l’est) et moi la mixture avec du yaourt homemade en lieu et place d’une traditionnelle crème (j’aimerais bien vous y voir à chercher ce dont vous avez besoin dans un super marché alors que vous n’avez pas la moindre idée de ce que peut vouloir dire ce charabia illisible sur des paquets dénués de la moindre illustration et que personne au sein des employés n’est foutu de baragouiner un simple mot d’anglais). Le résultat a dû leur faire à peu près le même effet qu’un bon gros hamburger, c’est bon mais c’est gras, en un mot, un fiasco.

En plus de cette cure de fraîcheur, nous avons passé deux jours à arpenter la ville à pied, ce qui en un sens ne représentait pas grand chose pour nous autres auto stoppeurs ; on se touche un peu c’est vrai, traverser Budapest en long, en large et en travers ne fut pas non plus de tout repos pour nos petits petons déjà bien éprouvés par nos journées de stop.

Sur cette ville, je ne m’étendrais pas trop. C’est très beau, à n’en pas douter, bien plus joli que Vienne à mon sens, les bâtiments sont plus vieux, un peu moins bien entretenus, ce qui confère à la ville un charme particulier que l’on ne trouvait pas forcement dans la capitale autrichienne. Quelque chose qui m’a vraiment marqué en Hongrie, ce sont les salaires. Pour exemple, un médecin hongrois gagne la même chose qu’un professeur français, leurs professeurs doivent quant à eux faire des boulots supplémentaires s’ils veulent parvenir à la fin du mois, ce qui est d’ailleurs le cas de beaucoup de gens. Rendez vous compte. En un mois, je gagnais 1/8 ème du salaire d’un ministre hongrois!

Un jour comme un autre, après une longue marche, nous avons décidé de nous payer un petit resto pour nous récompenser de nos efforts. Après avoir consulté la liste de prix et en avoir conclut que cela nous semblait largement abordable, nous avons posé nos fesses dans une énorme surprise. Le serveur était aux petits soins avec nous, se précipitait pour remplir notre verre à la seconde même où nous l’avions reposé vide, les plats étaient superbement présentés, évidemment très bons, tout cela devenait même un poil gênant… Nous nous sommes rendus compte au bout d’un moment que nous étions en fait dans un restaurant de luxe, et que nous avions dépensé en apéritif, bouteille de vin, plat délicieux, café et service compris le quart d’un salaire moyen, soit 55euros…

On s’est laché c’est vrai, mais que c’est bon de se sentir riche comme un nabab parfois, surtout quand sa carte bleue fonctionne à nouveau

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