Archive | novembre, 2010

Istanbul

30 Nov

Le lendemain de notre arrivée chez la famille d’Ibrahim, après un copieux petit déjeuner, Osman nous a emmené visiter la ville, située à 1h de transport de chez lui. J’ai oublié de le mentionner parce que nous l’avons loupé mais le papa d’Osman, Mustafa, nous avait mis en contact avec un vieil ami à lui, Omer, guide touristique parlant un impeccable français. celui-ci nous proposait une visite gratuite de la ville si nous étions à 10h30 pétantes devant la porte principale du marché aux épices. Nous nous sommes levés à 7h30 et nous l’avons loupé. Arrivés sur les lieux avec un quart d’heure de retard, Omer était déjà parti.

Cela ne nous a pas empêché de passer une belle journée avec Osman et sa copine qui nous ont plus ou moins fait faire le tour de la ville. Nous avons eu l’occasion de visiter la Mosquée Bleue, la plus grande mosquée de la ville qui est un vrai bijou, autant de l’interieur que de l’exterieur. Comme nous étions vendredi, jour saint de l’Islam, nous avons attendu que la prière soit terminée pour pénétrer dans les lieux. L’atmosphère à l’intérieur doit certainement être très particulière et nous aurions pu le savoir si seulement les touristes n’étaient pas si irrespectueux, comme à l’ordinaire.

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Kesan-Istanbul

29 Nov

Aller en Turquie n’est pas une mince affaire… Le fait même d’atteindre la frontière relève du miracle si vous réussissez à le faire en moins de quatre jours. Une fois arrivé là bas et avoir passé le contrôle côté grec, il reste encore à passer du côté turc. La première chose c’est qu’il est impossible de traverser la frontière à pied, quatre militaires armés en refusant le passage. La deuxième chose, c’est qu’il ne passe quasiment aucune voiture et que le peu qui traverse est génélement plein à craquer. Une fois que vous êtes pris il faut encore passer LES contrôles turcs, qui rigolent encore moins que tous les autres douaniers qu’on a croisé. Mais enfin, une fois toutes ces rudes épreuves endurées et passées, vous découvrez que la Turquie est un vrai petit paradis.

En route pour la Turquie

23 Nov

A Athènes, nous nous étions mis en tête de trouver un bateau pour traverser le bras de mer qui nous séparait de la Turquie. Nous avons donc passé une journée sur les ports, d’abord celui des ferries puis celui des yachts, oui madame, à la recherche de quelqu’un qui accepterait de nous aider. Peine perdue, la saison était passée et tous ces beaux bateaux subissaient leur grand nettoyage d’automne pour passer l’hiver au port. Epuisés par notre quête, nous avons fait une petite sieste sur le port, bercés par le grincement des cordages, avant de repartir chercher un endroit où passer la nuit.

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Journée nationale à Athènes

17 Nov

 A 16h, nous quittons l’appartement de Denise avec le reste du groupe pour rejoindre la manifestation.

 La veille, nous étions allés faire un tour pour observer l’effervescence des préparatifs au sein de l’université qui fut le théâtre du drame qui fit tout basculer 40 ans plus tôt. De 1967 à 1974, la Grèce subissait le joug d’un régime explicitement appelé La Dictature des colonels. Principalement mené par le colonel Papadhopoulos, le régime assurait sa stabilité en passant essentiellement par la censure, les arrestations arbitraires, les persecutions en bref l’élimination de toute forme d’opposition et de protestations. Le 17 novembre 1973, après plusieurs événements ayant déjà ébranlés la dictature, des bloqueurs étudiants protestants contre les abus du gouvernement en place se font massacrer par les chars entrés de force dans le bâtiment. Le drame fut suffisamment grave pour que la population se soulève massivement, entrainant quelques jours plus tard la chute du régime. Bien sûr l’occupation de l’université n’est pas la seule cause de cette chute mais ce jour depuis est célébré comme une journée nationale, qui sert autant de commémoration que de défouloir pour un peuple qui semble vivre sous pression.

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Thessaloniki

13 Nov

Notre trajet pour la Grèce a été ultra facile. Partis à 9h de Skopje, nous sommes arrivés à 14h à Thessaloniki. Retour en Europe, à l’euro, de 20 euros le festin de rois à 4 euros le jus d’orange, on a envie de repartir en courant. Mais quand même l’arrivée au bord de la mer nous a fait un bien fou et nous avons savouré notre jus sous le soleil et les embruns de la Méditerranée.

Nous avons dû attendre notre hôte un long moment du coup, n’y tenant plus, nous avons craqué sur deux crêpes sacrement bien roulées et débordantes de Nutella. Les grecs ne sont vraiment pas radins sur les quantités c’est le moins que l’on puisse dire.

On se plaignait des prix mais la vie en Grèce est en tout cas plutôt agréable. Nous avons suivi Vangelis dans la nuit de Thessaloniki, passé un bon moment dans un bar associatif plein de musiciens et de la bonne humeur que leur art entraîne, à boire des bières vraiment pas chères, pour le coup.

Nous n’avons pas fait grand-chose dans cette ville. Grâce aux parents de Vangelis, qui sont cultivateurs et qui envoient régulièrement des produits frais à leurs enfants, nous avons très bien mangé, copieusement, et je me suis pour ma part gavée de grenades bien juteuses. Nous avons également profité de ces quelques jours pour nous reposer, la traversée de la Serbie et de la République de Macédoine n’ayant pas été de tout repos.

P.S. : Ne faites jamais l’erreur de dire que vous êtes allé en Macédoine devant un grec habitant en Macédoine, qui est aussi je le rappelle une région grecque. Cette histoire de nom cause quelques problèmes aux habitants de la République de Macédoine, la Grèce ayant posée en condition pour l’entrée dans l’UE de ce pays qu’ils changent d’appellation, bande de gros copieurs. Pour le moment, aucun des deux partis ne semblent avoir reculé sur sa position.

Skopje

10 Nov

Je ne me souviens pas bien de la route pour Skopje mais je crois me souvenir que rejoindre la capitale macédonienne n’a pas été facile.

Arrivés là bas, nous nous sommes quelque peu remis de nos émotions en dévorant un bon gros börek, puis en noyant notre fatigue dans la mousse d’une Murphy’s, assis à la terrasse d’un pub irlandais.

Notre hôte, Olivier, nous y a retrouvé et a fini de nous achever sous un flot de paroles qui ont bien faillis me faire tomber sous la table ! Pas que sa description de la ville n’était pas passionnante, mais vous savez ce qu’un jeune architecte passionné buvant un café alors qu’il est déjà plein d’énergie peut produire lorsqu’il est lancé… Je vous jure qu’il me fallait lutter pour que mes paupières ne scellent pas de pacte avec Morphée.

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Nis

8 Nov

Nous ne le dirons jamais assez pour en agacer certains suffisamment, mais nous avons vraiment le cul bordé de nouilles. Pour aller de Belgrade à Nis nous n’avons même pas eu besoin de faire de stop : Bojan, notre hôte suivant, était en ville pour un entretien d’embauche et nous a embarqués pour le chemin du retour…

…si.

Avec Bojan, le séjour fut sportif, entrecoupé cependant de quelques cuites et de découvertes culinaires intéressantes.

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Belgrade

4 Nov

 Szeged, et cela avait motivé notre choix, se situait à quelques kilomètres de la frontière serbe.

Nous avons vécu ce jour là notre premier passage hors de la zone européenne… Accueillis tour à tour par deux douaniers peu commodes et une espèce de pouffiasse déguisée en douanière, cette traversée nous donnait l’impression d’être deux malfrats très louches, alors que plus haut sur un balcon deux tourtereaux en uniformes se tordaient de rire sans prêter la moindre attention à ce qui pouvait se passer sous leurs pieds. Chassés par deux autres douaniers (on ne rigole pas aux frontières) nous avons dû marcher un ou deux kilomètres pour atteindre une station service, l’oasis des auto-stoppeurs.

Une fois de plus la chance nous a sourit lorsque nous avons été pris par Adam, un camionneur turc.

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Szeged

2 Nov

Juste avant nous, Balazs avait reçu chez lui un allemand qui faisait aussi de l’auto stop pour se déplacer. Il nous a raconte que ce pauvre garçon avait eu une malheureuse expérience en tentant de sortir de la ville, ayant attendu quatre heures avant de se décider a prendre un bus…

 Nous nous sommes dis que nous serions forcement plus chanceux, et notre infaillible optimisme nous a donc pousse a nous poster au même endroit que l’allemand. Nous n’avons pas été beaucoup plus chanceux, mais peut être un peu plus audacieux, ce qui ne nous a pas forcement réussi quand même… quoi que.

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